Claude-François-Marie de la Fléchère – Comte de Veyrier

Claude-François-Marie de la Fléchère (1762 – 1835) hérite du titre de comte à la mort de son père Pierre-Claude (1722 – 1790). Le comte a émigré à Londres en 1792. La municipalité, pour le compte de la République française, procède à l’inventaire des confiscations :«…. douze vestes, une seringue avec son étui, vingt-huit grenouillères (sous-vêtement ?), un moulin à café de cuivre, quatre-vingt-dix-huit ouvrages de toute qualité, dont la majeure partie sont en italien, etc… Le château et les maisons que le comte possède à Veyrier sont d’ailleurs en assez mauvais état ; le gouvernement les loue à des particuliers, mais il se trouve contraint de faire de continuelles réparations. Cette confiscation semble avoir été assez onéreuse pour la République française, une et indivisible . »

(pp. 75-76 Veyrier histoire de la commune 1963)

En 1794 « …. La municipalité a fait détruire toutes les armoiries qui existaient et qu’elle a fait livrer aux flammes tous les titres de féodalité qui existaient dans la maison du ci-devant comte de Veyrier. »

(idem p. 78)

Le domaine aurait dû être vendu mais ce ne fut pas le cas.

En 1812, « Au cadastre, le château est inscrit sous le nom de Delafléchère et comporte terrasse, château, cour, four et greniers, cave et pressoirs, jardins et bâtiments ruraux. »

(idem p. 89)

Au décès du dernier de la Fléchère en 1835, les terres furent morcelées et vendues aux habitants du voisinage. Le vieux donjon de Châtillon fut démoli et les douves comblées.